Conservation des vautours et outardes

Les prospections menées au Sahel au cours des 20 dernières années ont montré le déclin considérable de vautours autrefois communs, tels que le vautour à capuchon, le vautour à tête rüppell, le vautour à tête lapone, le vautour à dos blanc et à tête blanche. Leur déclin est dû à une combinaison de perte d'habitat, d'empoisonnement et de persécution.

Les outardes sahélo-sahariennes sont parmi les oiseaux les plus menacés mais les moins étudiés au monde.

Pour inverser cette extinction silencieuse, SCF et ses partenaires ont développé un programme visant à améliorer les connaissances sur leur écologie, y compris leurs mouvements saisonniers, et à changer la perception et les connaissances en sensibilisant l'ensemble des acteurs.

Aperçu des activités des vautours

L'objectif du SCF est de sensibiliser la communauté locale au déclin des vautours au Niger et au Tchad et de travailler en étroite collaboration avec les chasseurs traditionnels pour mieux comprendre les facteurs contribuant au déclin des populations de vautours au Niger et dans les pays voisins, en apprenant davantage sur les pratiques de chasse traditionnelles et les réseaux commerciaux des chasseurs locaux.

Le SCF surveille depuis 2008 les nids de vautours à face de lapin dans la Réserve naturelle nationale de Termit et Tin Toumma et a recueilli de nombreuses données sur les vautours au Niger et au Tchad. En ce qui concerne le déclin dramatique des vautours au Sahel, la nécessité de surveiller les populations reproductrices et de comprendre les aires d'alimentation et les zones de ressources pour les adultes de ces populations ainsi que les taux de survie des jeunes oiseaux dans la colonie de reproduction est plus importante que jamais.

Le Sahel et le Sahara sont sur la voie de migration des vautours égyptiens qui survolent chaque année le Tchad et le Niger, les Balkans et en particulier la Bulgarie et la Grèce. Le vautour d'Égypte est confronté à un déclin important dans le monde entier et les Balkans n'ont pas été épargnés : sur les centaines de couples historiquement présents dans la péninsule, il n'en reste que 70 environ, la population étant victime d'un déclin annuel de 7% depuis 30 ans. Pour protéger l'espèce le long de sa voie de migration, le Sahara Conservation Fund participe au projet Egyptian Vulture New LIFE financé par l'Union européenne et initié comme une collaboration innovante entre plusieurs partenaires dont la Société bulgare pour la protection des oiseaux - BSPB.

SCF et les autorités nigériennes chargées de la protection de la faune acquerront une meilleure compréhension des attitudes culturelles des responsables du braconnage des vautours, des utilisations traditionnelles et de la valeur des parties de vautours sur le marché noir, ainsi que de toute connaissance locale des oiseaux qui peut être prise en compte dans un plan visant à atténuer leur déclin.

LE RÔLE DES COMMUNAUTÉS LOCALES

Là encore, la participation des communautés locales est cruciale pour protéger les vautours et les outardes. Quatre chasseurs traditionnels, nommés par le sultan de Zinder, faisaient partie de l'équipe et leur expertise a été utilisée pour attraper les oiseaux soigneusement. En effet, les chasseurs traditionnels sont associés au sultan de la ville de Zinder, dont ils obtiennent la permission de chasser. SCF a travaillé en étroite collaboration avec le Sultan pour expliquer l'urgence à laquelle font face la faune sauvage et les outardes en particulier et pour souligner le fait que les chasseurs traditionnels sont des acteurs clés pour prévenir la chasse illégale au Niger. Des missions appropriées de lutte contre le braconnage seront bientôt menées par les gardes forestiers pour s'attaquer à ce problème.

ENQUÊTE SUR LE TERRAIN

Nous avons posé des questions aux membres des communautés locales, aux chasseurs traditionnels, mais aussi aux guérisseurs, et nous avons visité les marchés locaux à la recherche de vautours à vendre, car nous savions qu'ils étaient utilisés en médecine traditionnelle. En plus de cette utilisation très locale, nous savions qu'il y avait aussi des braconniers venant du Nigeria pour tuer de nombreux oiseaux pour des besoins de sorcellerie et de rituels de magie noire, ce que nous avons souvent considéré comme une cause possible importante du déclin du vautour dans ces régions du Niger (près de Maradi et Zinder). L'économie du Niger dépend fortement de son agriculture et de son élevage. Nous avons alors considéré l'utilisation de pesticides et de médicaments vétérinaires comme une menace possible, car elle peut aussi être nuisible pour les vautours. La principale population de vautours d'Egypte connue à ce jour au Niger vit dans le massif du Koutous dans la région de Zinder. C'est pourquoi nous avons mené la plupart de nos entrevues dans ce domaine. Nous avons sélectionné des agriculteurs et des pasteurs de profils différents pour avoir un échantillon représentatif et les avons interviewés.

OBSERVATION DIRECTE ET INDIRECTE

Nous avons commencé à être actifs dans la région de Kellé - le Mont Koutous (avec une tache jaune sur la carte) - à la recherche d'oiseaux et de nids actifs. Des observations directes et indirectes ont en effet été faites et de nouveaux nids ont été enregistrés, permettant une meilleure compréhension de la répartition exacte des VE au Niger. Enfin, d'après ce qui a été observé sur le terrain à cette époque de l'année, la plupart des VE enregistrés dans la région de Koutous' étaient résidents. L'un des pays d'accueil est le Niger, où ils séjournent, en particulier dans le Sud-Est. Les régions où l'on trouve le plus de VE sont celles de Zinder et Maradi, près du Nigeria. Nous espérons que les résultats de notre projet permettront non seulement d'accroître les connaissances sur la distribution des VE, mais aussi, plus généralement, d'encourager les études et les enquêtes sur les populations résidentes et migratrices en marquant les oiseaux en Europe et en Afrique, y compris au Niger, et en les suivant grâce au satellite / émetteur GPS.

SENSIBILISATION

Au Niger, la persécution des vautours et la collecte pour les marchés de la médecine traditionnelle sont les principales menaces signalées. Pour faire face à ces problèmes, SCF a développé une campagne de sensibilisation du public avec les autorités nigériennes de protection de la faune sauvage afin de sensibiliser les autorités locales, régionales et nationales du Niger au déclin des populations de vautours et à leur rôle important en tant que charognards et fournisseurs de services rendus par les écosystèmes.

Notre objectif est de continuer à sensibiliser la communauté locale au déclin des vautours au Niger et au Tchad et de travailler en étroite collaboration avec les chasseurs traditionnels pour mieux comprendre les facteurs contribuant au déclin des populations de vautours à face plate au Niger et dans les pays voisins, en apprenant davantage des chasseurs locaux sur les pratiques traditionnelles et les réseaux commerciaux. SCF et les autorités nigériennes chargées de la protection de la faune acquerront une meilleure compréhension des attitudes culturelles des responsables du braconnage des vautours, des utilisations traditionnelles et de la valeur des parties de vautours sur le marché noir, ainsi que de toute connaissance locale des oiseaux qui peut être prise en compte dans un plan visant à atténuer leur déclin.

Travailler sur les outardes

Mieux les connaître pour mieux les protéger

SCF vise à améliorer les connaissances sur la répartition et l'écologie des outardes au Tchad et au Niger. Au Niger, le SCF a collecté de nombreuses données sur deux espèces d'outardes : l'outarde de Nubie et l'outarde d'Arabie. Cependant, la répartition et les déplacements saisonniers de ces deux espèces sont encore peu connus, en particulier l'outarde d'Arabie qui est très menacée par le braconnage. Avec des partenaires, le SCF a travaillé à améliorer l'information sur la génétique, la distribution et les mouvements saisonniers de l'outarde arabe au Niger, en utilisant notamment des émetteurs GPS/Satellite sur les oiseaux.

SCF enregistre systématiquement au cours des travaux de terrain les observations directes de toutes les espèces d'outardes et en particulier les outardes de Nubie et les outardes de Denham au Tchad lors de leur migration saisonnière pendant la saison humide. SCF vise à améliorer les connaissances sur la distribution et l'écologie de ces deux espèces dans un proche avenir en les marquant également avec des émetteurs GPS/Satellite.

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NOUVELLES
SUR LES
VAUTOURS

Ressources

Pour en savoir plus sur le projet, les sources suivantes sont disponibles :

Comment aider

Les espèces désertiques connaissent une extinction silencieuse que le SCF veut, sinon inverser, du moins arrêter. Aidez-nous à sauver la faune sahélo-saharienne et participez aux plus grands efforts de conservation de tous les temps ! Faites passer le mot sur cette tragédie et/ou contribuez à nos initiatives en faisant un don à la SCF. Chaque acte compte.

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Niger, Sahel : La fin de la route migratoire d'un vautour égyptien de Bulgarie

Début octobre, l'unité de gestion de la Réserve de gibier de Gadabeji (GGR) a reçu l'appui du Fonds de conservation du Sahara et du projet Niger Fauna Corridor pour effectuer une mission à proximité de la réserve afin de recueillir des informations sur un vautour d'Egypte élevé en captivité et marqué, relâché en Bulgarie. Le Sahel et le Sahara se trouvent sur la côte Est de l'Afrique.

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