Projet de réintroduction de l'oryx au Tchad

Le Programme de réintroduction de l'oryx algazelle au Tchad est une initiative conjointe du Gouvernement tchadien et de l'Agence pour l'environnement Abou Dhabi. Sous la direction et la gestion générales de l'Agence pour l'environnement d'Abou Dhabi, la mise en œuvre sur le terrain du projet est assurée par le Sahara Conservation Fund.

Vue d'ensemble

Avec une répartition qui s'étendait autrefois sans interruption à travers la ceinture subdésertique de l'Afrique, de la Mauritanie et du Maroc à l'ouest à l'Egypte et au Soudan à l'est, l'oryx algazelle, une grande et magnifique antilope saharienne, est maintenant éteinte à l'état sauvage à cause d'une combinaison de facteurs, la chasse excessive, la sécheresse et la perte de son habitat.
Le premier objectif critique du programme de réintroduction de l'oryx algazelle au Tchad est d'avoir environ 500 animaux vivant sans aide dans la nature.

Le programme de réintroduction de l'oryx algazelle est le fruit d'un processus méticuleux de recherche, de planification et de consultation. Sous la direction de EAD et SCF, une importante réunion des parties prenantes s'est tenue au Tchad en 2012, suivie d'une réunion de planification du programme et du budget EAD à Abu Dhabi plus tard la même année.

Après des études de faisabilité menées par EAD, le SCF et la ZSL en 2013, il a été décidé de concentrer le projet sur la réserve de faune de Ouadi Rimé-Ouadi Achim au Tchad, vaste aire protégée créée dans les années 1960 spécifiquement pour la conservation des oryx et autres espèces du désert. Cette aire protégée de 93 687 km² est l'une des plus vastes au monde et abrite certaines des dernières populations viables de gazelles damas et dorcas.

Avec la signature d'accords de projet entre EAD et le Gouvernement tchadien, et EAD et SCF en 2014, les travaux de construction d'un camp de base et de parcs de pré-lâcher dans la réserve ont commencé et la sélection d'oryx du troupeau mondial naissant à Abu Dhabi pour le transport au Tchad

EAD s'occupe de la conservation du "World Herd" à Abu Dhabi pour s'assurer qu'une population d'origine génétiquement diversifiée est utilisée pour la réintroduction et fournir une expertise technique supplémentaire dans la gestion de la faune sauvage et les services vétérinaires, ainsi que pour organiser les vols cargo pour transporter les animaux et les fournitures vers le Tchad.

La Zoological Society of London, le Smithsonian Conservation Biology Institute, la Royal Zoological Society of Scotland, Marwell Wildlife et Fossil Rimle Wildlife Center apportent un soutien technique supplémentaire à la surveillance de la faune sauvage, à la génétique des oryx et à l'élevage.

En mars 2016, 25 oryx ont été transportés par avion au Tchad et transférés dans les enclos de prélibération pour y être acclimatés. En août de la même année, ils ont été relâchés dans la réserve, le premier oryx algazelle à être réintroduit depuis qu'ils ont été déclarés disparus dans la nature par l'UICN en 2000.

Aujourd'hui, après deux autres cargaisons d'oryx en provenance d'Abu Dhabi, il y a 90 animaux à l'état sauvage, dont 18 veaux nés au Tchad. Au cours des prochaines années, l'objectif est de constituer une population viable, autonome et en liberté d'au moins 500 animaux. Et à plus long terme, faire retirer l'oryx de la catégorie "Éteint à l'état sauvage" et le réassigner à un niveau de menace inférieur.

POPULATIONS SOURCES

Les oryx du Tchad ont été exterminés au début des années 1980 en grande partie à la suite de la guerre civile dans ce pays. L'espèce s'est éteinte à l'état sauvage au cours des années 1990. Au milieu des années 1960, un marchand de faune du nom de Van den Brink a capturé une cinquantaine d'oryx lors de deux expéditions dans le centre du Tchad. Ceux-ci ont été envoyés dans des zoos principalement aux Etats-Unis et en Europe pour fonder les populations captives actuelles de cette antilope du désert superbement adaptée. Aujourd'hui, la survie même de l'espèce dépend dans une large mesure de la progéniture de l'oryx capturé dans les années 1960, ainsi que d'animaux de différentes lignées sanguines que l'on trouve dans des pays comme les Emirats Arabes Unis, où ils ont été élevés en captivité avec succès pendant plusieurs années.

DYNAMIQUE DE DÉVELOPPEMENT

Depuis le milieu des années 80, des efforts de restauration de l'oryx dans la nature ont été menés dans quelques pays, dont le Sénégal, le Maroc et la Tunisie. Mais le grand défi était de trouver un habitat convenable dans la prairie historique récente de l'oryx, suffisamment vaste pour lui permettre de se reproduire et de se disperser librement, tout en s'assurant qu'il puisse vivre en sécurité aux côtés d'autres formes d'utilisation des terres, telles que le pastoralisme. SCF a été le fer de lance des efforts internationaux visant à élaborer une stratégie mondiale pour la restauration de l'oryx et, avec un grand nombre de parties prenantes, a mis au point une série d'outils pour la sélection de sites de conservation appropriés et l'établissement de critères essentiels à la réussite des travaux. Un atelier s'est tenu au Tchad en mai 2012 pour établir une base et un processus solides entre les différentes parties.

PRENDRE DES MESURES NOVATRICES

Pour éviter certains des goulets d'étranglement connus d'autres projets de réintroduction, un certain nombre de mesures véritablement novatrices ont été prises. Il s'agit notamment de la sélection d'un habitat très approprié dès le début, de l'introduction d'un grand nombre d'animaux à la fois (100 par an au lieu des 5 à 10 habituels) et de l'utilisation de clôtures mobiles et d'infrastructures pour le processus d'acclimatation avant relâcher (4-6 mois).

NOUVELLES MÉTHODES DE SURVEILLANCE

SCF a réuni des spécialistes des domaines concernés (élevage, génétique, transport, vétérinaire, etc.) pour travailler sur le projet. Ils se sont mis d'accord et ont planifié des actions spécifiques avec SCF, EAD et le gouvernement du Tchad. Aujourd'hui, grâce à cette collaboration fructueuse, de nouvelles méthodes de suivi ont été élaborées dans le respect des contraintes et spécificités du projet. Il s'agit notamment du collier d'animaux, de la surveillance par GPS et de l'étude du comportement.

"Depuis 2000, l'oryx algazelle est classé "Éteint à l'état sauvage" par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) sur la Liste rouge. Il n'y a pas eu d'observations depuis plus de 25 ans en raison de la chasse non réglementée, de la perte d'habitat et du manque de ressources pour la conservation. Diriger le programme qui s'efforce de rétablir une population viable de cette créature majestueuse, autrefois disparue dans la nature, dans son domaine vital du Tchad, est un rêve devenu réalité. Les relâchers nous fourniront des données inestimables pour développer une population sauvage autosuffisante".

Agence de l'environnement - Abu Dhabi

Un fort soutien local

Contre l'extinction des espèces !

L'une des composantes les plus cruciales du projet est la collaboration avec les communautés locales, le gouvernement du Tchad, les autorités nationales de la faune, les autorités administratives locales et les chefs traditionnels. SCF les rencontre régulièrement de manière informelle lors de travaux de terrain, de campagnes de sensibilisation sur le terrain, ou plus officiellement à travers des ateliers et des rencontres officielles. A ce jour, ces acteurs très importants contribuent au projet de différentes manières, qu'il s'agisse de fournir des informations sur leurs observations d'oryx ou de signaler les maladies existantes du bétail, de lutter contre les feux de brousse ou de prévenir le braconnage. Le recrutement et la formation du personnel local est une grande priorité pour SCF. A ce jour, le projet est très bien vu et bien reçu. Beaucoup d'habitants, surtout parmi les aînés, ont été témoins de l'extinction de l'oryx algazelle il y a des décennies et sont maintenant ravis de voir l'espèce de retour dans la réserve.

DERNIÈRES
NOUVELLES
SUR LE
PROJET

Ressources

Pour en savoir plus sur le projet, les sources suivantes sont disponibles :

Comment aider

Les espèces désertiques connaissent une extinction silencieuse que le SCF veut, sinon inverser, du moins arrêter. Aidez-nous à sauver la faune sahélo-saharienne et participez aux plus grands efforts de conservation de tous les temps ! Faites passer le mot sur cette tragédie et/ou contribuez à nos initiatives en faisant un don à la SCF. Chaque acte compte.

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Image Nation's Back to the Wild documentaires écrans à Pékin

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L'oryx algazelle de retour au Tchad

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